Escapade en Cévennes

Escapade-en-Cévennes-gardoises

04Avant toute chose, prendre des forces. Au cas où (et parce qu’on est du genre gourmands, surtout). Avant de vraiment débuter notre week-end de découverte en Cévennes gardoises, après une heure et demie de trajet agréable depuis Nîmes, on s’arrête donc à Valleraugue pour déjeuner au Café du Jardin, sur sa chouette terrasse, juste au-dessus de la rivière Hérault. Salade avec pélardon entier, viande grillée et frites maison, tarte aux myrtilles : une cuisine authentique et sans chichi, à l’image du pays. Le bistrot est d’ailleurs sur le point d’obtenir le label « café de pays », c’est mérité.

Régalés et repus, cette fois on est prêts. OK, on ne grimpe pas par le chemin des 4000 marches, la randonnée emblématique qui mène au sommet de l’Aigoual. Non, cette fois, on le rejoint par la route pour mieux prendre le temps, une fois là-haut, de visiter l’exposition ouverte aux beaux jours dans l’enceinte même du Météosite Mont Aigoual. Sur place, un météorologue accueille le public. Devant des cartes qui évoluent en temps réel, le scientifique répond à nos questions, il explique et son métier et les secrets de l’observation et de la prévision. Passionnant. Des maquettes et panneaux explicatifs, notamment sur les changements climatiques, complètent l’expo.
On ne va pas mentir, on connaît déjà bien les lieux, on y vient assez souvent. Parce qu’on adore ! Le sommet du mont Aigoual, (1567 m d’altitude), le toit du Gard, offre des panoramas splendides et sans cesse renouvelés. Par temps clair, on y aperçoit la Méditerranée, les Pyrénées et même les Alpes. Incroyable !
Alors on prend le temps d’admirer le paysage, dans l’herbe tendre qui entoure le Météosite, ou sur la terrasse de la buvette. On se balade autour du sommet, sur les chemins de randos qui y mènent. Un grand bol de fraîcheur alors que les températures grimpent en plaine, ça fait du bien. Respirez. Vous êtes bien.

 

En fin d’après-midi, on reprend la route en sens inverse. Quelques kilomètres plus bas, au col de la Serreyrède, devant la boutique Terres d’Aigoual (l’occasion d’acheter quelques produits locaux), on a rendez-vous avec les agents de la Fédération départementale des chasseurs du Gard. Objectif : partir avec eux à la rencontre du mouflon. Voilà quelques années que des sorties sont organisées pour observer cet animal qui, bonne nouvelle, s’épanouit à nouveau dans le massif (il y aurait aujourd’hui près de 300 individus).
Bingo ! Dès notre installation sur un premier point d’observation, au bien nommé Point Sublime, on aperçoit dans la jumelle un grand mâle au pied d’une falaise. Sur un autre site, juste au bord de la route à environ 3 km en dessous du village de l’Espérou (des panneaux explicatifs sur le mouflon et une petite cahute ont été installés dans un virage, vous ne pouvez pas les manquer), on en voit plusieurs venus se désaltérer en contrebas. Et même des petits, qui jouent et se défient tête contre tête. Adorables !
Impossible de se lasser de ce spectacle, on reste à les regarder presque jusqu’à la tombée de la nuit. Avant de rallier l’Espérou et une des chambres douillettes de l’hôtel restaurant Le Touring (non sans avoir avalé un bon aligot saucisse avant de monter au lit ; oui, oui, même en été).

 

L’orage de la nuit est passé, tout va bien. Au matin de ce second jour, on prend la route vers une curiosité géologique dont on a souvent entendu parler : l’Abîme de Bramabiau. Hâte de le découvrir ! Rien que l’entrée, déjà, vous en met plein la vue : une cascade qui s’échappe d’une faille, dans la roche. La découverte des lieux en 1888, fait figure d’acte de naissance de la spéléologie. L’endroit se visite grâce à un parcours de plus d’un kilomètre est aménagé sous terre, en remontant la rivière… Bonheur. Ça ne s’invente pas.
Dernière étape de notre périple cévenol, une autre merveille sculptée par la nature : le cirque de Navacelles. Mais avant le coup d’oeil, d’abord, un déjeuner sur place au restaurant Le Relais du Cirque (les côtes d’agneau grillées ? une tuerie).
Classé Grand site de France, le cirque de Navacelles, entre Gard et Hérault, a été façonné par la Vis, en 600 000 ans de labeur. C’est l’un des plus profonds canyons du pays. La plus belle vue ? Depuis le belvédère de Blandas, côté gardois.

C’est de là qu’on s’élance vers le fond du cirque, sur les vélos électriques de Cigale Aventure. Sur la route, à chaque virage, les paysages sont différents et splendides. Petite pause en bas au bord de la chute d’eau avant d’attaquer la remontée. Aucun problème : avec de telles machines, les quelque 300 mètres de dénivelé sont avalés sans grands efforts, juste le plaisir. Nous voilà déjà revenus au belvédère pour un dernier coup d’oeil sur ce panorama unique. Le week-end se termine. Un petit goûter avant de reprendre la route ?

Plus d’infos : www.sudcevennes.com et www.tourismecevennesnavacelles.com

 

Elodie-et-Mathieu
Elodie et Mathieu,
A ticket to ride

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