Une course camarguaise pas comme les autres

Course camarguaise

L’autre jour, ma copine d’Aimargues m’invite à participer à une course camarguaise. Des courses, on en a déjà vu, en famille, n’étant pas « afficionado », je ne voyais pas trop l’intérêt d’imposer une nouvelle expérience à ma fille en dehors de notre traditionnelle fête de village. « Mais si » insiste-t-elle « tu verras, ce n’est pas une course « comme les autres » ».
A l’entrée des arènes, elle nous accueille et nous dirige vers un petit groupe déjà en train de se rassembler sous la houlette de plusieurs personnes arborant la traditionnelle chemise à fleur « des gens de bouvine ». Elle nous explique que ce seront nos hôtes, privilégiés, durant la course.

Tout ce petit monde s’installe sur les gradins, à l’ombre des platanes, et nos accompagnateurs se présentent. L’un est manadier, éleveur de taureau ; l’autre est président d’un club taurin d’une ville voisine et le troisième est un ancien raseteur, resté fidèle à son sport et à sa passion. La course camarguaise que nous allons vivre, ils ont décidé, bénévolement, de nous la faire partager avec leur regard d’expert et de nous décrypter les secrets de ce fabuleux ballet improbable qui se joue entre les hommes et un taureau pendant 15 minutes.

 

Bientôt, la présidence annonce le début de la course, les accords de Carmen retentissent et les athlètes du jour, vêtus de blanc, traversent l’arène. Tels des gladiateurs des temps modernes, ils viennent saluer les arbitres et les spectateurs.
Après un tour de piste honoré par les applaudissements du public, une sonnerie de trompette retentie imposant le calme. La porte du toril s’ouvre dans un silence recueilli. Chacun fixe l’entrée avec appréhension et après quelques secondes d’impatience, le premier taureau entre sur la piste. Un frisson d’émoi traverse le public. L’imposante bête noire jauge les lieux. Il est superbe : magnifique robe lustrée, poitrail tonique, cornes élégantes en forme de lyre … le public retient son souffle.

Les raseteurs entrent alors en piste tandis que nos commentateurs, tels des journalistes sportifs, nous détaillent ce qui se passent sous nos yeux ….. mais pas que !
Un peu timides au début, car, c’est une des premières fois pour la plus part d’entre eux, ils se laissent bientôt emporter par leur passion et leur réel attachement à cette culture et à ses traditions. Positionnement du taureau dans l’arène, razet à droite, razet à gauche, coup de barrières, tandis que les hommes en blanc évoluent sous nos yeux (parfois terrifiés), le flot des explications de nos hôtes commence à nous livrer les secrets de l’arène. Les questions fusent, on veut tout savoir : à quel âge courent les taureaux ? et les vaches, elles courent aussi ??? combien de fois les bêtes sortent dans l’année ? comment le manadier fait pour les choisir…

Elise et moi ne savons plus où donner de la tête ni des oreilles !!! Bref, les 8 taureaux défilent sous notre nez et nous recueillons une foule d’informations plus intéressantes les unes que les autres sur ce monde de la bouvine, à la fois si proche et si impénétrable.

Ma copine avait raison, c’était vraiment une course pas comme les autres. Durant tout l’été la Fédération Française de la Course Camarguaise et les clubs taurins locaux organisent plusieurs couses commentées. Pour ceux qui ne connaissent pas ce sport, c’est vraiment une expérience à vivre. Elle permet de s’ouvrir et de comprendre ce monde si particulier qu’est la course camarguaise. Et vraiment, cela vaut le détour!

Vous voulez plus d’infos? Voici quelques liens très utiles :

Voir le calendrier des courses : www.promessesdetaureaux.fr
Plus d’infos sur la course camarguaise :  Fédération française de la course camarguaise

Aline-Blogueuse-pour-le-Gard-2016
Aline et Elise

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